La production à la demande révolutionne l’industrie textile… et ce n’est que le début !
La production à la demande révolutionne déjà l’industrie textile… et ce n’est que le début !

La quatrième révolution industrielle – aussi connue sous le nom d’industrie 4.0 – a permis d’ouvrir le champ des possibles dans de nombreux secteurs. Grâce à l’automatisation et à l’analyse des données, il est désormais envisageable de connecter production directement aux besoins du client final. On parle alors de production à la demande. Appliquée au secteur de la mode, l’industrie 4.0 permet d’adopter des cycles de production agiles, en flux tendus, et d’ainsi répondre plus rapidement à la demande du consommateur final sans être confronté aux problématiques de surstockage.

 

Dans le schéma traditionnel – appelé système push-, la conception et la production de vêtements sont des processus longs, s’étalant sur plusieurs semaines voire plusieurs mois. Pourtant, à une époque où les tendances évoluent rapidement et sont plus souvent dictées par le consommateur que par le détaillant ou les marques elles-mêmes, il parait plus salutaire d’adapter la production aux envies du client final. Ce modèle, c’est le système pull : la demande n’est plus « poussée » sur le consommateur en fonction de prévisions, mais « tirée » par ses choix. En outre, dans la production à la demande, l’approvisionnement, la production et la distribution sont digitalisés et optimisés de manière à pouvoir répondre de manière agile et flexible à la demande réelle. La réduction des délais qui découle de ce mode de production est un facteur clé de l’avantage concurrentiel des marques.

 

 

 

Sur le plan du sourcing et de la production, ce besoin accru en réactivité, en traçabilité et en transparence est une opportunité exceptionnelle de mettre en œuvre une relocalisation de la production. La réduction de la part du grand import et l’investissement des marques dans la digitalisation, la robotisation et l’interconnexion avec tous les maillons de la chaînes textiles (notamment les ateliers), entraine une réduction des stocks ainsi qu’une plus grande flexibilité et agilité. En pariant sur des cycles d’exécution plus courts et un fractionnement de la production en temps réel, les marques réduisent l’incertitude de la demande et éliminent le poids financier des surstocks… les pièces n’étant réapprovisionnées qu’une fois consommées.

Agilité, réduction des stocks, flexibilité : la règle de trois de la production à la demande


L’automatisation complète de la chaine de production permet notamment de gagner en créativité tout en améliorant la fiabilité du processus et la qualité du produit fini. La digitalisation quant-à-elle, permet la création d’un écosystème de production rassemblant tous les acteurs essentiels de la chaîne.


Concrètement, avec un ordre de production digital lancé par les marques le lundi matin et une arrivée du vêtement fini dans les entrepôts le vendredi, la production à la demande offre une agilité nouvelle, un élément clé dans la stratégie concurrentielle des marques. Le client est au centre du processus de création, lui-même désormais corrélé à des besoins réels et non plus prévisionnels. En outre, les marques produisent des pièces parce qu’elles ont été vendues et non pas pour essayer de les vendre.


Enfin, dans ce système relocalisé et digitalisé, le focus n’est plus sur la marge d’entrée mais bien sur la marge de sortie. C’est cette dernière qui permet d’évaluer les véritables performances de la production à la demande. Il est plus rentable d’acheter deux à quatre fois plus cher un vêtement que l’on est sûr de vendre, plutôt que de continuer à pousser des productions basées sur des paris à l’autre bout du monde.

La production à la demande révolutionne déjà l’industrie textile… et ce n’est que le début !

Un vêtement vendu au juste prix, sans démarque ni surstock, c’est une garantie de rentabilité financière inégalée pour les marques… et pour la planète ! Car si la production à la demande révolutionne les process, elle permet également une approche bien plus responsable et durable de la production textile. Chaque vêtement étant vendu, les marques ne sont pas confrontées aux problématiques de recyclage et d’upcycling. De même, la production à la demande en Made in France permet une relocalisation des savoir-faire, un enjeu social vital pour un tissus économique européen sain.

 

En somme, ce modèle de production est voué à devenir un incontournable de la chaîne d’approvisionnement textile. Par tous les avantages qu’il confère, mais également face à l’urgence de l’épuisement des ressources, il permet une transition souple vers une industrie textile européenne créative et compétitive.

Like ? Share it with your network ! 

0 Comments