Etat des lieux de la surconsommation textile : quels enjeux économiques et environnementaux ?

Entre 2000 et 2014, la consommation mondiale de vêtements a doublé. En 2015, elle atteignait le chiffre record de 62 millions de tonnes dans le monde. Malgré ce pic historique, la demande ne s’est pas essoufflée et n’a cessé de croître… Les chiffres sont chaque année revues à la hausse : d’ici 2030, la Fondation Ellen Mac Arthur prévoit une hausse de +63% de la demande mondiale. En parallèle de cette tendance à la surconsommation, force est de constater que les vêtements achetés sont de moins en moins portés : près de 70% des pièces qui remplissent les gardes robes des Français n’auraient jamais été utilisées de manière régulière par leur propriétaire (au maximum 7 à 10 fois).

A l’origine de ce phénomène de surconsommation, on trouve des schémas de production pensés de manière à pousser le client à acheter des vêtements en plus grandes quantités. Démarques, prix cassés, soldes… ne sont que les derniers maillons d’une chaîne incitant le consommateur à acquérir des vêtements dont il n’a pas vraiment besoin, et qui n’ont pas de valeur à ses yeux. Le coût environnemental de cette surconsommation est sans précédent : d’après un rapport du WWF, 80% des vêtements (vendus ou non) finissent leur vie enfouis, incinérés, dans des décharges à ciel ouvert aux 4 coins de la planète. Certains sont même jetés directement dans les océans. Seuls 20% des vêtements jetés sont réutilisés ou recyclés… Le terme de “mode jetable” prend ainsi tout son sens…

Par ailleurs, l’impact des déchets textile sur la biodiversité est énorme : le polyester, qui représente 70% des matières textiles synthétiques utilisées, est à lui seul responsable de 31% de la pollution plastique des océans. Ce même plastique, en étant ingéré par des animaux marins, intègre la chaîne alimentaire pour finir… dans nos assiettes !

Vers quelles solutions se tourner pour éviter cette surconsommation et la catastrophe environnementale qui en découle ? Pour réduire ce volume de déchets, on évoque souvent le développement des filières de recyclage. Pourtant, bien que cette étape soit nécessaire, elle est loin de suffire face à la complexité de l’enjeu…

Le recyclage : une solution court terme qui n’intervient qu’en fin de chaîne

Dans les premiers freins identifiés, on retrouve la difficulté à recycler l’ensemble des vêtements, et notamment les matières synthétiques – soit celles qui ont l’impact le plus négatif sur l’environnement… 

Force est de constater que même les matières naturelles ne permettent pas un recyclage à 100%. En effet, le processus en lui-même entraîne des pertes – en quantité et en qualité – qui viennent s’ajouter à celles qui ont lieu pendant le reste du cycle de vie du produit. 

Même si nous étions en mesure de mettre en place un processus de recyclage sans pertes, ce dernier n’interviendrait qu’en fin de chaîne, une fois que les vêtements ont déjà été produits et consommés en masse. En effet, le recyclage ne prend pas le problème à sa source : la surproduction et les émissions de gaz à effet de serre qui en découlent. Ainsi, il ne permet pas à l’industrie textile d’améliorer son impact carbone à hauteur des objectifs fixés par l’Accord de Paris. 

De plus, le recyclage seul, aussi développé soit-il, ne sera jamais en mesure de résoudre intégralement le problème climatique de la surproduction et de la surconsommation. En effet, il pose un problème majeur d’efficacité énergétique, le processus de traitement des déchets étant particulièrement énergivore : 1,6 milliards de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre pour tous déchets confondus en 2016 soit,  plus que le transport aérien. Ainsi, même s’ il est un maillon essentiel de la chaîne, il doit être couplé avec d’autres solutions pour avoir une portée environnementale maximale. 

La production textile à la demande : seul levier d’amélioration pour une vision long terme d’une mode durable et responsable

A quel niveau de la chaîne d’approvisionnement intervenir ? Il apparaît clair que c’est en amont du processus de production qu’il faut agir. Moins produire, c’est garantir une consommation plus raisonnée et raisonnable, et donc moins de déchets à recycler !  

Dans cette logique, la production textile à la demande s’impose comme une solution incontournable pour réduire les invendus et produire le vêtement dont le consommateur a réellement besoin (et au juste prix ! ). Ainsi, les marques limitent drastiquement la production de déchets et leur impact environnemental. Le recyclage intervient alors comme le dernier maillon d’une chaîne plus saine et respectueuse de l’environnement. 

Les technologies nécessaires à la mise en œuvre du modèle de production textile à la demande existent, et sont prêtes à être mises en place. TEKYN par exemple, est la plateforme digitale collaborative qui intègre la supply chain de production textile dans sa globalité. Elle  révolutionne l’expérience de production textile par son agilité, son efficacité, sa fiabilité et sa transparence.

Avec ses interfaces web ou mobiles et ses intégrations 4.0 dans l’atelier, la plateforme crée une synergie digitale permettant aux marques de mode, aux tisseurs, aux ateliers, aux agents et autres  fournisseurs  de renforcer et de fluidifier leurs interactions. Le résultat ? Une augmentation exponentielle de l’agilité de la chaîne de production, de la collaboration entre les différents acteurs, et de la transparence du processus de confection, soit un atout majeur pour les marques de mode et leurs partenaires afin de produire plus efficacement, jusqu’à produire on-demand !

TEKYN est une acteur du changement raisonné et aide les marques à prendre le virage vers une mode plus éthique et responsable. 

Vous souhaitez en savoir plus sur le modèle de la production à la demande et la manière dont il pourrait vous permettre d’optimiser votre supply chain ? Prenez contact avec notre équipe ! 

Sources : 

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